jeudi 5 février 2009

Critique du livre

TITRE :
Da Vinci code
AUTEUR :
Dan Brown
ÉDITEUR :
JC Lattès
COLLECTION :
{collection}
GENRE :
Aventure
NOMBRE DE PAGES :
571
PARUTION :
2004

Jacques Saunière, conservateur en chef du musée du Louvres, a été assassiné dans la grande galerie. Il a été tué d'une balle dans l'estomac. Les policiers l'ont retrouvé dans une position singulière, celle de l'homme de Vitruve, le célèbre dessin de Léonard de Vinci : nu, bras et jambes écartés. Il avait aussi un pentacle dessiné sur son ventre et ce message écrit à coté de lui : "13-3-2-21-1-1-8-5 ;O, DRACONIAN DEVIL ! OH, LAME SAINT !" Il s'est avéré que cette mise en scène n'était pas celle du meurtrier mais bien celle du conservateur en chef lui-même. Mais dans quel but ? Le commissaire Bézu Fache fait venir Robert Langdon, éminent chercheur en symbologie. Celui-ci pense qu'on l'a convoqué pour avoir l'avis d'un expert mais le commissaire a tout autre chose en tête.

Il existe des livres que l'on achète dans la librairie d'une gare. Cet achat n'étant motivé que par une exigence : que ce livre soit assez léger et captivant pour nous distraire pendant les longues heures confinées dans le wagon. Le 'Da Vinci Code' répond avec brio à toutes ces attentes. On se laisse prendre, malgré notre vigilance, aux rouages bien huilés d'une intrigue policière ficelée d'un amoncellement de fausses pistes. Rien d'étonnant que le cinéma s'intéresse de près à ce roman, qui a déjà gagné ses galons de best-seller. On ne trouvera en effet rien à redire au scénario captivant en tout point. Mais, en donnant la priorité à l'ambiance et au visuel choc, ce roman pèche par la qualité de ses dialogues, souvent empruntés et un peu gauches. Difficile de rendre crédibles les longues digressions, nécessairement explicatives, sur les mythologies païennes et autres croyances qui occupent nos héros, au milieu d'une intrigue policière qui se resserre sans cesse, et où le temps est compté. De même, les personnages sont (trop) brièvement esquissés et perdent quelque peu en profondeur. Gardons-nous toutefois d'une trop grande sévérité. S'il utilise sans originalité réelle les filons du bon polar, Dan Brown avance une théorie spirituelle, auréolée de grands noms du monde artistique, qui transporte le lecteur à travers des siècles de secrets bien gardés au sein de sociétés secrètes, et le conduit successivement dans les différents berceaux de la culture occidentale. On ressort de cette lecture avec une grande soif de connaissance. Une visite au Louvre s'impose et l'on rêve déjà d'un week-end improvisé à Rome ou à Londres sur les traces du Saint-Graal. Bref, le 'Da Vinci Code', fait voyager... mais après tout n'est-ce pas le propre du roman de gare ?

mercredi 4 février 2009

Critique du film Recherché (Wanted)

Classement
13 ans + / Violence
Genre
Film d'action
Origine
États-Unis
Durée
1h50
Date de sortie au Québec
27 juin 2008


Wesley a 25 ans et rien ne va dans sa vie. Il se trouve, à raison, insignifiant. Il déteste son travail, sa chef et sa copine le trompe avec son meilleur ami. De plus, il doit prendre des quantités industrielles de tranquillisants pour éviter de faire des crises d'angoisse à tour de bras. Un soir, alors qu'il achète ses tranquillisants, une jeune femme apparaît et le sauve d'un tueur qui voulait l'éliminer. La jeune femme se prénomme Fox est elle-même une tueuse qui va l'introduire dans une confrérie d'assassins où il devra succéder à son père qu'il n'a jamais connu.

Ça pète, ça vroum, ça pirouette, ça gicle : tout va si vite qu’à la fin on se demande si on a vu un film proprement dit ou le long démo du dernier jeu vidéo «extrême» à la mode. Hyperactif, épileptique, vertigineux, Wanted ne fait pas dans la demi-mesure. Pour le spectateur un peu douillet, il s’agit bien là d’une agression. L’amateur de cinéma qui fesse et rentre dedans sera toutefois parfaitement comblé. On en sort comme on émerge du Monstre à la Ronde : secoué et content ou étourdi et nauséeux. S`est le meilleur film au monde.